Antennae Vol. 10, no.3, Automne 2003



VISAGE D'AUJOURD'HUI : LES ARTISANS D'ANTENNAE



Préambule. Vous connaissez bien peu les artisans d’Antennae, mis à part Christian Hébert et moi-même. J’ai pensé que ce 10e anniversaire était une excellente occasion de vous faire connaître un peu mieux toutes ces personnes qui, de saison en saison, ont fait ou font en sorte que le bulletin Antennae soit produit et distribué. Les brèves présentations sont placées par ordre chronologique de participation au comité du bulletin. Certaines personnes ont rédigé elles-mêmes leur texte de présentation; pour d’autres, le texte a été préparé par un autre membre du comité. 

Christine Jean


Christian Hébert
Créateur du bulletin Antennae en 1993 et rédacteur en chef jusqu’à l’automne 1998. 

La très grande majorité d’entre vous sait que Christian Hébert est chercheur au Centre de foresterie des Laurentides; il y est depuis 1990 et ses travaux de recherche actuels portent principalement sur l’arpenteuse de la pruche et sur la biodiversité. C’est dès l’enfance que Christian a eu la piqûre pour les insectes, ce qui l’a conduit quelques années plus tard au bac en biologie. Curieux d’approfondir ses connaissances et de se familiariser avec la recherche, il a poursuivi ses études et obtenu un diplôme de maîtrise à l’UQTR en 1984 et ainsi qu’un doctorat à l’Université Laval en 1989. Au 2e cycle, ses travaux portaient sur la spongieuse et au doctorat, sur deux parasitoïdes de la tordeuse des bourgeons de l’épinette. Son cœur penchait déjà fortement pour l’entomologie forestière… 

En plus d’être un homme de défi, Christian est un être créatif, rigoureux, structuré et à l’esprit d’équipe. C’est lui qui a eu l’initiative, à l’automne 1993, de proposer aux membres du CA de la Société de faire du bulletin, dont il était responsable et qui présentait alors simplement quelques informations sur les membres ainsi que le procès-verbal de l’assemblée générale annuelle, un nouveau véhicule d’information étendant ses « antennes » à tous les organismes intéressés à l’entomologie au Québec (et ailleurs, pourquoi pas…). Il s’est rapidement adjoint une « équipe du tonnerre » et il a réussi à matérialiser son défi. Il est demeuré rédacteur en chef d’Antennae pendant un peu plus de 5 ans. Bravo Christian !!!

Christine


Gilles Bonneau
Responsable de la chronique Visage de la création d’Antennae jusqu’à l’automne 2000. Il a rédigé lui-même plusieurs des visages qui ont été présentés pendant cette période, mais il a su également cibler les personnes ressources appropriées pour nous faire connaître les entomologistes retenus pour cette chronique.

Biologiste de formation, gradué de l’université de Montréal (1964), ma vocation en entomologie en fut une un peu tardive…Après quelques années vouées à l’enseignement de la biologie dans un collège classique, je me suis inscris à l’automne 1968 à la nouvelle faculté des sciences de l’université de Sherbrooke pour un diplôme de maîtrise ès sciences. C’est à cet endroit que j’ai trouvé mon chemin de Damas…en ayant pour « Maîtres » deux entomologistes forestiers chevronnés et déjà rompus aux multiples facettes de la recherche en entomologie forestière au Service canadien des Forêts, Jacques Juillet et Louis C. O’Neil, nouvellement recrutés comme professeurs et tous deux, ayant étudié à la faculté de foresterie de l’université Laval et gradués de l’école de foresterie de Syracuse de l’état de New York. 
La suite fut reprise quelques années plus tard en 1972 à la faculté de foresterie de l’université Laval où je fis mes études doctorales sous la direction du professeur Yvan Hardy. Au printemps 1975, alors que le « Québec forestier » était tout embrasé par la tordeuse des bourgeons de l’épinette, mes services ont été retenus par la Direction de la conservation des forêts du ministère des Forêts du Québec afin de diriger un laboratoire établi sur les terrains de la pépinière de Paspébiac, en Gaspésie. En plus de faire connaissance avec ce ravageur redoutable des forêts de conifères du Québec, j’ai découvert avec chance et grand plaisir, une équipe jeune et dynamique déjà engagée depuis 1970 dans une lutte sans merci vis-à-vis cet important défoliateur. Des amitiés se sont formées au fil des années et des engagements qui se sont répétés par la suite de sorte qu’au printemps 1977, j’ai été appelé à combler le poste de René Béïque comme responsable du relevé annuel des insectes forestiers du Québec pour le service d’entomologie et de pathologie du ministère des Forêts du Québec. En 1985, on me confia la direction du Laboratoire d’entomologie forestière au même Service et un rôle de conseiller scientifique aux diverses études reliées aux épidémies d’insectes forestiers, autres que la tordeuses des bourgeons de l’épinette et particulièrement dans les domaines de la foresterie urbaine, des aires reboisées, des pépinières, de l’acériculture et des plantations d’arbres de Noël. À l’automne 1997, après 20 années « de bonheur entomologique », ce fut le temps de « tirer ma révérence… ».

Gilles

Bernard Comtois
Responsable de la recherche d’articles dans le milieu forestier et responsable des relations avec les correspondants au comité de rédaction du bulletin, depuis la création d’Antennae jusqu’à l’automne 1998.

Mon intérêt pour l’entomologie a véritablement commencé à l’été 1974 lorsque je fus engagé pour travailler comme étudiant en génie forestier sur un programme de lutte contre la tordeuse des bourgeons de l’épinette. Cette expérience m’a transmis une passion pour ce domaine qui dure encore. En 1977, alors que je travaillais en protection des forêts contre le feu, je fus nommé responsable, pour la Société de conservation du nord-ouest, de l’échantillonnage des insectes et des maladies des arbres pour le territoire de l’Abitibi-Témiscamingue.

En 1979, j’ai débuté ma carrière d’enseignant en entomologie forestière alors que parallèlement j’ouvrais durant l’été un bureau de consultant en foresterie urbaine. De 1984 à 1989, j’ai vécu comme professionnel de recherche et chargé de projet les premières années du Centre d’enseignement et de recherche en foresterie de Sainte-Foy (Cerfo) et participé avec des collègues du Centre de foresterie des Laurentides à une étude de 3 ans sur le charançon du pin blanc. Lors de mon retour à l’enseignement en 1989, j’ai terminé l’écriture d’un livre intitulé « Notions d’entomologie forestière » qui en est maintenant à sa deuxième édition. J’ai aussi, à cette époque, été nommé membre fondateur de l’Insectarium de Montréal. Depuis 1994, tous mes efforts sont concentrés en enseignement que ce soit en prestation de cours ou en préparation de documents pédagogiques écrits ou numériques de niveau collégial.

Bernard


Christine Jean 
Membre du comité de rédaction d’Antennae depuis sa création, dans un premier temps responsable de la recherche d’articles dans le domaine agricole et de la révision des textes, puis rédactrice en chef depuis l’automne 1998.

On a dit déjà parlé de moi dans le numéro précédent d’Antennae… Il y est dit, entre autres, que je suis une femme de cœur et une femme de passion capable de s’impliquer… Depuis le bac en biologie à l’UQÀM, je m’intéresse aux insectes, à leurs multiples caractéristiques, à leur diversité si grande à tous points de vue, mais là n’est pas ma plus grande passion, au risque vous décevoir... J’ai beaucoup de plaisir à écrire, corriger, peaufiner des textes, à organiser, préparer un document de sa conception jusqu’à l’impression. Voilà pourquoi je trouve mon compte comme rédactrice en chef d’Antennae. 

Mais je vous le concède, 10 ans d’implication dans une organisation, ce n’est pas une mince affaire. Je suppose donc que je fais preuve de ténacité, de persévérance et que mon sens de l’organisation et ma rigueur m’aident à accomplir cette tâche du mieux possible dans les limites imposées par le contexte. 

Christine


Charles Coulombe
Tour à tour et à certains moments tout à la fois, responsable des relations avec les parrains, des communications avec l’imprimeur et des envois postaux, depuis la création d’Antennae jusqu’au printemps 2001.

Charles a complété des études de technicien à l’Institut d’agronomie de La Pocatière en 1966. Peu de temps après, il a obtenu un emploi au Centre de recherche d’Agriculture Canada à Saint-Jean-sur-Richelieu. C’est à l’automne 1973 qu’il a commencé à travailler au Centre de foresterie des Laurentides pour Luc Jobin ; cette heureuse épopée s’est poursuivie jusqu’à la retraite de Luc en 1996. Pendant toutes ses années, il a contribué au développement de deux pièges à insectes : le MultiPHER®, un piège à phéromone non saturable largement utilisé tant en agriculture qu'en foresterie ou pour la surveillance d'insectes dans l'industrie agroalimentaire (et ce dans plusieurs pays); et le Luminoc®, un piège lumineux miniature utilisé pour l'étude de la biodiversité des insectes et pour l'échantillonnage d'insectes ravageurs, tant en agriculture qu'en foresterie. Depuis 1996, Charles travaille avec Robert Lavallée sur le charançon du pin blanc. En plus d’épauler et d’encourager les étudiants gradués, Charles parcourt le Québec propageant la « bonne nouvelle », c’est-à-dire qu’il enseigne les techniques de contrôle mécanique du charançon du pin blanc dans les différents groupements forestiers du Québec. 

Prendra-t-il sa retraite un jour ? Ça, lui seul le sait, car Charles est un touche-à-tout qui ne peut s’arrêter pour prendre une trop longue respiration. Entre l’entretien du potager, la coupe du bois, la rénovation de la maison et bien sûr s’occuper des ses bientôt 7 petits-enfants, Charles s’occupe avec cœur des gens qui l’entourent.

Pendant 7 ans, Charles a contribué à la production d'Antennae. Charles est un homme au grand coeur, toujours prêt à rendre service. Un homme énergique et dédié pleinement à son travail, quel qu'il soit.

Marie-Claude


DeSève Langlois
Responsable de la recherche de parrains et de nombreuses tâches connexes, depuis la création d’Antennae jusqu’au printemps 2001.

Malgré qu’il ait pris sa retraite peu de temps après la création d’Antennae, DeSève est demeuré actif au sein du comité de production d’Antennae pendant plusieurs années. Si les 20 espaces de parrainage d’Antennae ont été remplis en 1997 et 1998, c’est en très grande partie grâce au travail persévérant de DeSève et à ses nombreux contacts. 

Au plan professionnel, il a été à l’emploi du Centre de foresterie des Laurentides pendant presque 30 ans. Il a travaillé comme technicien en pathologie des insectes auprès du Dr. Smirnoff de 1966 à 1984. Il a assisté ce dernier pendant la période qui a mené à l’utilisation du Bacillus thuringiensis comme insecticide biologique contre la tordeuse des bourgeons de l’épinette, entre autres. Ces travaux, plutôt avant-gardistes à l’époque, se faisaient en collaboration avec les facultés de médecine et de foresterie de l’Université Laval. Après le départ à la retraite du Dr. Smirnoff, DeSève a travaillé au laboratoire de José Valero, toujours en pathologie des insectes. 

Amateur et connaisseur de vins, DeSève était toujours délégué à l’achat du vin lors des dîners de Noël d’Antennae.

Christine

Jean Thibault
Responsable de la mise en page d’Antennae depuis sa création.

Jean Thibault a complété un DEC en aménagement forestier au Cegep de Sainte-Foy en 1972. Par la suite, il a travaillé à Forêts Québec au Complexe scientifique. Puis, il est entré au Centre de foresterie des Laurentides comme technicien en 1979, d’abord pour le Relevé des insectes et des maladies des arbres (RIMA) où il a connu sa première expérience en entomologie (jusqu’en 1984). Puis, de 1993 à 1995, il travaille avec Christian Hébert, entre autres, sur l’arpenteuse de la pruche et le puceron des pousses du sapin (nouvelles expériences avec les insectes). Depuis, il travaille en Santé des forêts avec Pierre DesRochers sur les programmes des Pluies acides et les Indicateurs forestiers des changements globaux (IFCG). 


Au moment de la création du bulletin, Jean travaillait au laboratoire de Christian Hébert. Étant plutôt habile en informatique, il a été invité à s’initier à la mise en page… Il a bien aimé l’expérience, semble-t-il, puisqu’il est demeuré fidèle au poste depuis 1994. Il trouve moyen d’insérer de plus en plus de matériel : si vous prenez le temps de feuilleter les pages des premiers numéros du bulletin comparativement aux plus récents, vous constaterez rapidement que la densité du texte a augmenté considérablement avec le temps. Je sais pertinemment maintenant que je peux presque lui demander la lune et qu’il prendra plaisir à la chercher et surtout à la trouver… Jean offre une collaboration et une disponibilité exemplaires bien appréciées de la rédactrice en chef… 

Christine


Jean-Pierre Deland
Responsable de la recherche d’articles en milieu agricole, du printemps 1996 à l’automne 1998. 

Jean-Pierre a complété un bac en agronomie à l’Université McGill en 1989. Il a ensuite obtenu un diplôme de maîtrise en «Pest management» à l’Université Simon Fraser (contrôle de la tordeuse du pommier par la confusion sexuelle). Au moment de son «passage» à Antennae, il travaillait à l'Université Laval au laboratoire de Conrad Cloutier sur un projet qui a permis le développement d’un seuil d’intervention pour le puceron des pousses du sapin dans les plantations d’arbres de Noël. Actuellement, il est consultant pour Norsk Hydro Canada sur un projet de valorisation des boues de magnésium (Mag III-M) en agriculture.

Christine


Jean-François Mouton
Responsable des contacts avec les correspondants, de l’hiver 1999 à l’hiver 2001. 

Ayant complété une formation d’ingénieur agronome (Eaux et Forêts) à la Faculté universitaire des Sciences agronomiques de Gembloux (Belgique) en 1997, je suis venu au Québec faire un stage sur l'arpenteuse de la pruche sous la supervision de Christian Hébert. Par après, j’ai entrepris une maîtrise en biologie à l’UQÀM sous la direction d’Yves Mauffette et la co-direction de Christian Hébert, programme complété en 2000. Mon projet de recherche portait sur les facteurs de mortalité des œufs de l’arpenteuse de la pruche. Ensuite, j’ai suivi quelques cours en foresterie à l'Université Laval afin d’être reconnu par l'Ordre des ingénieurs forestiers du Québec. Je travaille depuis deux ans pour une firme d'experts conseils (CLC-Camint inc.) en aménagement forestier et en télédétection à haute résolution. J’y occupe le titre de gestionnaire de projets et touche à différents projets reliés à la foresterie, mais mes activités se concentrent principalement en télédétection à haute résolution avec les satellites Quickbird et Ikonos. 

Jean-François

Isabelle Picard
Rédaction de chroniques diverses, de l’hiver 1999 à l’automne 2000.

Qui est Isabelle Picard ? Il s’agit d’une femelle mammifère de l’ordre des primates, famille des homnidés, genre Homo, espèce sapiens sapiens qui a grandi dans la belle région du Témiscouata dans le Bas Saint-Laurent, mais qui a migré dans la région de la Capitale Nationale afin de poursuivre sa quête du savoir. Déjà, à l’âge de cinq ans, Isabelle manifestait sa passion pour la nature et les « bestioles » au grand désespoir de sa mère. 

Après avoir réussi un DEC en Sciences pures au Cégep de Sainte-Foy, c’est à l’Université Laval qu’on l’a vue construire ses connaissances de la biologie. C’est en 1998 qu’elle a obtenu son bac en biologie, bac au cours duquel elle a eu la chance d’être admise au sein de l’équipe de Christian Hébert au Centre de foresterie des Laurentides. C’est d’ailleurs en grande partie grâce aux expériences qu’elle y a vécues qu’elle s’est forgée une place dans le monde de la biologie. La réalisation d’une étude sur l’influence du nombre de stades larvaires chez l’arpenteuse de la pruche (Lambdina fiscellaria fiscellaria) comme projet d’initiation à la recherche lui a également permis de développer un nouveau regard sur la science. Suite à cette expérience, Isabelle opta pour l’enseignement, préférant partager sa passion avec des individus de sa propre espèce plutôt que d’autres appartenant à la classe des insectes. Un an plus tard, Isabelle obtenait son Certificat en enseignement collégial. 

En juin 2000, un appel du Cégep de Limoilou vient combler les espoirs de notre spécimen. Isabelle a enfin sa place dans l’enseignement collégial. Depuis lors, elle assure des charges de cours s’adressant autant aux étudiant(e)s de sciences de la nature, de soins infirmiers que de sciences humaines. Afin de mieux exercer son travail, Isabelle projette de compléter une maîtrise en enseignement au cours des prochaines années. Ce qu’elle valorise le plus chez ses étudiant(e)s, c’est l’imagination, la créativité, la réflexion, l’implication, l’engagement et l’effort. 

Isabella sapiens sapiens


Marie-Claude Nicole
Responsable, avec Simon Boudreault, des envois postaux depuis l’automne 1999.

Ma première rencontre avec Marie-Claude a eu lieu dans un cours d’entomologie forestière de l’Université Laval en 1998. Depuis… on ne s’est point quitté. En octobre 2002, la cigogne est passée et Félix, notre petit garçon, est arrivé.

Marie-Claude est originaire de Sainte-Anne de Beaupré, un petit patelin non loin de Québec, où elle y a passé toute son enfance. Elle a débuté ses études dans le domaine de la biologie par une technique en recherche et inventaire de la faune au Cégep de Sainte-Foy. C’est pendant ses stages au Centre de foresterie des Laurentides que son intérêt pour les insectes s’est accru. Ayant des ambitions plus grandes, elle a continué ses études en faisant son bac en biologie ainsi que sa maîtrise à l’Université Laval. Elle a récemment (2003) complété une maîtrise en biologie forestière sous la supervision d’Éric Bauce, Robert Lavallée et d’un paquet de charançons du pin blanc, elle s’attaque maintenant à un doctorat en biologie moléculaire. Son ambition a été toutefois modéré par la venue de Félix. C’est fou ce qu’un bébé peut déplacer de l’air et occuper nos journées (parole de papa !).

C’est Charles Coulombe qui l’a convaincue de se joindre à l’équipe d’Antennae vers la fin des années 90. Il lui a montré le « secret des envois postaux »…, avant de lui refiler la besogne en 1999. À un, c’est bien; à deux, c’est mieux. J’ai donc commencé à l’aider moi aussi (les étiquettes collées tout croches, c’est moi… ). 

Les passions de Marie-Claude sont nombreuses : embrasser son fils, cajoler son fils, jouer avec son fils. Tout ce qui a trait à son garçon quoi (sans oublier le papa bien sûr). 

Son dicton : « Patience et longueur de temps valent mieux que force et rage ».

Simon


Simon Boudreault
Responsable, avec Marie-Claude Nicole, des envois postaux depuis l’automne 1999.

Simon est originaire du Lac Bouchette, non de Notre-Dame-des-Pins, non de Saint-Raymond-de-Porneuf. Eh oui, issu d’une famille de quasi nomades-granolas, Simon a beaucoup déménagé. Il a vu le jour en forêt et cela a imprégné sa vie. Bien avant son bac en biologie à l’Université Laval (de 1996 à 1999), Simon était fasciné par chacune des « bibittes » qui se trouvaient sur son passage à la ferme familiale. D’un naturel très patient et doté d’une minutie hors du commun, il n’en fallait pas plus pour qu’il obtienne un emploi au laboratoire de Conrad Cloutier en 2001 (travaillant sur la relation pucerons-parasitoïdes). Auparavant, Simon a occupé différents emplois lui permettant de satisfaire sa grande curiosité pour le monde qui l’entoure : que ce soit dans une tourbière avec les plantes, avec les amphibiens, ou avec les plantes de sous-bois et les petites épinettes en laboratoire.

Simon se passionne pour la lecture, il peut lire trois romans en une seule semaine si cela raconte l’histoire d’un chevalier vivant dans un monde fantastique et irréel. De plus, il collectionne les insectes, a le pouce très vert et, bien sûr, depuis un an, il s’occupe à faire rire notre petit garçon.

C’est en 1999 que j’ai utilisé mon grand pouvoir de séduction pour obtenir les services de Simon comme apprenti-colleur d’étiquettes pour Antennae. Peu de temps après, il a pris cela en main et maintenant c’est plutôt moi l’apprentie. Donc, en amoureux, nous préparons les bulletins afin qu’ils vous soient acheminés.

Marie-Claude

Julie Poulin
Responsable de la recherche d’articles, de l’hiver 2000 au printemps 2002.

C’est lors de mon cours Arthropodes du premier cycle au bac en biologie à l’UQÀM que j’ai eu la piqûre pour l’entomologie. Sans hésitation, j’ai choisi l’entomologie forestière comme spécialisation pour mes études graduées. C’est ainsi que j’ai entrepris une maîtrise au département des sciences biologiques de l’UQÀM avec Yves Mauffette, professeur en écophysiologie, et Robert Lavallée, chercheur au Service canadien des forêts (CFL). Mon mémoire portait sur la relation phénologique entre le charançon du pin blanc (Pissodes strobi) et l’épinette de Norvège (Picea abies). 

Depuis la fin de ma maîtrise en janvier 2001, je travaille comme agente de recherche pour Christian Messier, professeur d’écologie forestière au département des sciences biologiques de l’UQÀM. Mon champ de recherche porte maintenant sur la modélisation de la dynamique forestière pour la région de l’Abitibi. Même si les « bibittes » ne sont plus de mon quotidien (mis à part les insectes piqueurs de l’Abitibi), je reste une passionnée des insectes. Je m’apprête maintenant à apprivoiser un autre ordre du règne animal… j’attends un bébé pour la fin décembre !

Julie P.


Mario Fréchette

Responsable des relations avec les parrains d’Antennae, entre le printemps 2000 et l’automne 2002. 

Étudiant, je me suis rapidement intéressé à l’écologie. Le cours d’entomologie que donnait le frère Firmin Laliberté m’a permis de découvrir la diversité des insectes et leur rôle dans les écosystèmes. En travaillant avec Mme Thérèse Arcand au Centre forestier des Laurentides pendant trois étés, j’ai été en mesure d’évaluer l’importance de la taxonomie en entomologie. Après avoir complété un D.E.C. en techniques des sciences naturelles au Cegep de Sainte-Foy en 1980, je suis parti travailler en Afrique de l’Ouest (Niger) pendant deux ans, dans un laboratoire dirigé par des entomologistes québécois bien connus, Paul Bouchard et Hélène Guèvremont. Mon travail se divisait en deux périodes de six mois : l’été, j’étais au champ avec Madame Guèvremont qui étudiait la biologie et le contrôle de la mineuse du mil; l’hiver, je travaillais avec M. Bouchard à monter une collection de référence.

Depuis 1983, je suis technicien responsable des identifications à la Collection d’insectes du Québec pour le ministère des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs du Québec. Depuis 1998, mes tâches se sont étendues, je suis aussi responsable des identifications pour le Laboratoire de diagnostic du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec. 

J’ai aussi été impliqué dans la gestion de la SEQ; j’ai été trésorier de la Société entre 1995 et 2000. Auparavant, j’avais aussi été trésorier pour la Maison des Insectes. 

Mario

Daniel Gingras
Responsable de la chronique Visage depuis l’hiver 2001. 

J’ai terminé mon bac en biologie à l'Université de Sherbrooke en 1991. J’ai ensuite complété une maîtrise à l'UQÀM en 1994 avec Jean Gingras (directeur) et Domingos de Oliveira (co-directeur). En 2001, j’ai obtenu un doctorat en entomologie de l'Université McGill sous la supervision de Guy Boivin. Présentement, je suis directeur général pour Extermination Terrebonne, membre du groupe Maxivert. Je m'intéresse à la recherche scientifique ainsi qu'aux relations plantes-insectes, à la gestion intégrée des ennemis des plantes. Je suis également président d'Arthropodia, une entreprise privée spécialisée dans l'élevage d'insectes mais aussi dans le développement et l'implantation de solutions biologiques pour la protection des plantes.

Et je suis fier collaborateur pour la chronique Visage du bulletin Antennae. M'occuper de cette chronique me permet de rencontrer ceux et celles qui contribuent au développement de la science de l'entomologie au Québec, de connaître d'autres facettes de ces personnes. J'adore rencontrer des gens et parler de ce qui les passionne. Ces rencontres me permettent d'enrichir mes connaissances. 

Daniel

Julie Bellemare
Responsable des contacts avec les correspondants depuis l’automne 2001. 

J’ai complété un bac en biologie, option écologie en 1995 à l’U de M et une maîtrise en sciences de l’environnement en 2000 à l’UQÀM. Sous la direction de Charles Vincent (Agriculture et agroalimentaire Canada, Saint-Jean-sur-Richelieu) et la codirection d’Yves Mauffette (UQÀM), mon projet de recherche s’intitulait « Contribution à l’entomofaune des vignobles québécois ». Le but de ce projet était de réaliser un inventaire des arthropodes ravageurs en vignoble et des principaux dommages causés par ces derniers à la vigne. 

Pendant mon bac, j’ai travaillé pendant deux étés pour le GREF (UQÀM), en Abitibi. Au cours du 2e été, j’ai travaillé sur 2 projets en entomologie et j’ai bien aimé l’expérience. Il faut dire que je n’étais pas trop « folle » des insectes à ce moment là !!! Mais j’ai appris beaucoup à leur sujet et j’ai aimé ça ! Ensuite, j’ai fait un cours d’entomologie avec M. Harper et j’ai été fascinée par la diversité des Insectes, leurs caractéristiques. Ils ont souvent des particularités étonnantes. C’est ce qui m’a donné le goût de continuer en entomologie et j’ai trouvé un directeur de recherche dans le domaine pour ma maîtrise. Mon seul regret : ne pas avoir continué à travailler dans ce domaine après ma maîtrise !!! 

Depuis janvier 2000, je suis enseignante en biologie au Cégep de Victoriaville. C’est très loin de l’entomologie, mais j’y trouve aussi de grandes satisfactions. Dans la vie en général, j’aime beaucoup le plein air, le camping, faire du sport (vélo, kayak, ski de fond, raquette, natation) et surtout voyager pour connaître de nouvelles cultures.

Julie B.

Et quelques collaborateurs fidèles…

Je m’en voudrais de ne pas souligner la collaboration particulière de Jean-Marie Perron pendant les sept ou huit premières années de parution d’Antennae. Il a rédigé plusieurs des Visages d’autrefois publiés dans le bulletin. Il a souvent fourni du matériel d’archives à Gilles Bonneau. Il a aussi contribué par des textes sur l’histoire de l’entomologie au Québec.

J’aimerais également mentionner la contribution de France Bourgouin. Depuis le printemps 1999, à chaque numéro, elle m’aide à la révision de textes, elle révise souvent les plus longs textes. 

De plus, le Babillard du bulletin ne pourrait exister sans la collaboration des correspondants d’Antennae qui ont été ou sont encore : Jean-Pierre Bourassa, André Francoeur, Domingos de Oliveira, Christine Jean, Paul Albert, Peter Harper, Guy Boivin, Gilles Bonneau, Christian Hébert, Gérald Chouinard, Raymond-Marie Duchesne, Jean-Pierre Deland, David Marchand, Jean-François Mouton, Charles Vincent, Sébastien Jacob, Robert Loiselle, Terry Wheeler et Guy Charpentier. 

Christine Jean

 

© 2002 - Société d'entomologie du Québec

Dernière mise à jour: 04 nov. 2003