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Dix ans d’activités grouillantes à l’Insectarium de
Montréal
Un insectarium à Montréal
En 1990, un grand insecte d’acier et de verre vient se poser dans le
Jardin botanique de Montréal. Réalisation du rêve d’un collectionneur
passionné, Georges Brossard, l’Insectarium de Montréal se présente comme
une institution muséale scientifique tournée vers le grand public. Sa
mission est de présenter à la population des collections entomologiques
et diffuser les connaissances qui y sont liées tout en amenant ses
clientèles à développer des attitudes positives à l'égard des insectes.
Depuis son ouverture, l’Insectarium de Montréal abrite une collection de
160 000 spécimens vivants et naturalisés. Sa muséologie innovante et ses
événements spéciaux attirent environ 400 000 visiteurs par année.
Les expositions
L’Insectarium de Montréal, depuis son ouverture, se distingue par sa
muséologie innovante qui allie une présentation d’insectes vivants et
naturalisés dans un contexte interactif, ludique et parfois
humoristique. Le monde des insectes est présenté sous l’angle des
sciences, mais aussi des arts et de la culture.
L’exposition permanente de l’Insectarium propose un voyage dans les six
zones biogéographiques de la planète. On y découvre comment les insectes
se sont adaptés, même aux milieux les plus extrêmes. En 2000, cette
exposition s’est enrichie d’un parcours “ entomo-culturel ” avec Les
Carnets de voyages de Georges Brossard qui témoignent d’anecdotes et de
souvenirs du fondateur de l’Insectarium de Montréal par le biais de
divers objets liés à ses aventures. En juin 2004, le musée accueillera
une nouvelle exposition permanente intitulée Cités grouillantes.
Celle-ci portera sur les espèces d’insectes qui atteignent le degré le
plus élevé de vie sociale dans le règne animal, plus spécifiquement les
fourmis, les termites et les abeilles.
L’Insectarium de Montréal propose aussi plusieurs expositions
itinérantes qui circulent grâce à la collaboration des Amis de
l’Insectarium de Montréal. Cinq expositions sont présentées dans
diverses régions : Les ornithoptères, des papillons aux ailes d’oiseaux;
Magie des insectes; Les Gagnants de la nature; Collections d’hier,
mémoire d’aujourd’hui et Les Insectes du Québec en tournée. Celles-ci
permettent à un public encore plus élargi de découvrir le monde des
insectes, leur utilité et leur beauté.
Les événements spéciaux
Croque-Insectes
Depuis 1993, l’Insectarium de Montréal propose une activité faisant
appel au goût, un sens habituellement très peu sollicité dans les
musées. L’événement Croque-Insectes permet à des milliers de visiteurs
de déguster phasmes, grillons, criquets migrateurs, larves de
ténébrions, scorpions et autres insectes. Considérés comme des plats de
choix dans de nombreux pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Sud, les
insectes de Croque-Insectes sont préparés par un chef cuisinier de
l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec et servis à plus de 15
000 curieux à chaque édition. L’événement a valu à l’institution le prix
de la Société des musées québécois (catégorie excellence) en 1998. En
2003, l’Insectarium de Montréal célèbre la dixième édition de cet
événement du 6 novembre au 7 décembre, les jeudis et vendredis de 17h à
19h et les samedis et dimanches de 12h à 16h.
L’odyssée des monarques
L’emblème de l’Insectarium de Montréal, le monarque quitte annuellement
le Québec pour migrer dans les hautes montagnes du Mexique, ce qui
représente un voyage de 4000 km. Depuis 1994, l’Insectarium collabore au
programme Monarch Watch, piloté par le département d’entomologie de
l’université du Kansas, aux Etats-Unis, et supporté par le Canada, les
États-Unis et le Mexique. Ce programme permet d’étiqueter et de
relâcher, à chaque mois de septembre, quelques centaines de monarques
qui seront observés par d’autres collaborateurs partout en Amérique du
Nord. Chaque année, le public est invité à assister à l’envol de ces
monarques.
Papillons en liberté
Depuis 1997, l’Insectarium et le Jardin botanique de Montréal s’allient
annuellement pour préparer l’exposition Papillons en liberté. Présentée
dans la grande serre du Jardin botanique, l’exposition propose plusieurs
dizaines d’espèces de papillons du monde entier volant en liberté dans
ce grand espace. Cet événement requiert de véritables prouesses
techniques. En effet, les magnifiques papillons, dont la plupart sont
tropicaux, sont présentés au public en hiver, alors que la température
extérieure peut atteindre -25ºC. En 2000, l’Insectarium de Montréal
présentait, pour la première fois en Amérique du Nord, des ornithoptères
(papillons aux ailes d’oiseaux) vivants. En 2004, l’exposition Papillons
en liberté sera présentée du 26 février au 18 avril.
Un insecte emblème pour le Québec-??? Photo Amiral
En 1994, on créé le Comité Insecte Emblème (CIE), qui détermine cinq
candidats au titre d’insecte emblème du Québec : l’amiral, le bourdon
fébrile, la cicindèle à six points, la coccinelle maculée et la
demoiselle bistrée. Quatre ans plus tard, soit en avril 1998,
l’Insectarium de Montréal et ses partenaires, dont la Société
d’entomologie du Québec, donnent le coup d’envoi à une campagne de
sensibilisation ayant pour objectif de choisir un insecte emblème pour
le Québec. Durant 6 mois de campagne, appuyée par des outils de
promotion, du matériel éducatif et une exposition temporaire intitulée
Pourquoi un insecte emblème pour le Québec? , plus de 230 000 Québécois,
petits et grands, se sont prononcés afin de déterminer leur insecte
emblème. Le 1er novembre 1998, l’amiral est choisi avec 31,8% des voix,
juste devant la coccinelle maculée.
Rayonnement
L’Insectarium de Montréal est aussi présent dans le monde scientifique
et muséal par le biais de collaborations avec des dizaines
d’institutions à travers la planète.
Au niveau scientifique, on note quelques collaborations mémorables dont
une avec le Muséum national d’histoire naturelle de Paris qui a abouti à
l’identification d’une nouvelle espèce de scarabée (Golofa spatha) qui
n’existe que dans les collections entomologiques de Paris et de
Montréal.
Au niveau de l’expertise muséale, l’Insectarium de Montréal est
sollicité pour la réalisation de nombreux projets d’envergure à travers
le monde. Notons par exemple la création du premier insectarium en
Chine, à Shangaï, et la création de la volière à papillons du Parc des
Adirondacks (É.-U.). De plus, soulignons sa participation à la création
des insectariums de Hong Kong (Chine), Taïpeï (Taïwan) et de Terre-Neuve
(Canada) et aux volières du Children’s Museum de Minnesota, du Jardin
botanique de New York (É.-U.), de Shangaï et de Beijing (Chine).
L’Insectarium de Montréal est aussi présent au niveau des médias.
Régulièrement, les entomologistes de l’institution sont appelés à
réaliser des entrevues télévisuelles et radiophoniques afin de
renseigner la population sur certains phénomènes liés à l’entomologie.
De plus, la série télévisée Insectia, inspirée par Georges Brossard, le
fondateur de l’Insectarium de Montréal, est diffusée dans 150 pays à
travers le monde.
Conclusion
Depuis son ouverture en 1990, l’Insectarium de Montréal a déployé
beaucoup d’efforts afin de poursuivre son objectif premier : faire aimer
et faire connaître les insectes. Ces efforts sont continus;
l’Insectarium est tourné vers l’avenir. Tourné vers l’avenir,
l’Insectarium tente de répondre aux attentes de la population en
s’associant à divers groupes de la communauté québécoise, que ce soit
dans le monde artistique (participation au film de Léa Pool sur
l’aventure de Georges Brossard, un jeune garçon malade et le papillon
morpho bleu), dans le monde de la santé (partenariat avec l’hôpital
Sainte-Justine concernant les insectes piqueurs et avec la Direction de
la Santé du Québec relativement au virus du Nil) et dans le monde de
l’éducation (avec le projet Jeunes Ambassadeurs). Espérons que
l’Insectarium de Montréal prenne encore plus de place dans la communauté
en s’alliant à d’autres partenaires dans l’avenir.
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